samedi 17 juillet 2010

Aaah, le saucisson !


Demandez à un français expatrié depuis un certain temps ce qui lui manque le plus et il y a de fortes chances pour que le premier de la liste soit le saucisson sec. J’ai moi-même expérimenté cette pulsion soudaine et violente qui fait imaginer le parfum, la texture et la saveur incomparable de ce joyau charcutier. Ca arrive comme ça, sans prévenir. On a un petit creux et on se demande ce qu’on pourrait grignoter. Tout à coup l’image d’un saucisson s’impose et on se met à saliver. Puis on réalise l’horreur de notre situation : il n’y a pas un charcutier à moins de 10000 km ! En réalité, on m’a parlé de quelques adresses dans le centre ville où l’on trouve des produits français mais je n’y suis pas encore allé.

C’est assez curieux parce qu’en France, j’en consomme rarement. A vrai dire, je n’en achète pas parce que je suis capable, en me réfrénant un peu, d’éliminer une rosette de Lyon en 2 jours. Outre le fait que mon cholestérol doit alors grimper en flèche, les charcuteries industrielles contiennent du lactose (j’aimerais bien qu’on m’explique pourquoi), sucre que je ne digère pas du tout et qui me transforme en ballon pour deux ou trois jours.

Vi raffole du saucisson et je lui en apporte un chaque fois (avec la chaleur il est difficile de le conserver très longtemps). Elle s’en coupe généralement une tranche au saut du lit qu’elle savoure en regardant des dessins animés à la télé, pendant que je suis dans la salle de bain. Elle voudrait le faire durer le plus longtemps possible mais tout a une fin et lorsque ce jour fatal arrive, elle ressent aussi ce manque terrible. Je ne puis que compatir avec elle.

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